Connaissez-vous. Faites-vous dépister. Prenons soin les uns des autres.
En tant que maison de bijouterie appartenant à des femmes, c'est une conversation que nous sommes fières d'amorcer chaque octobre : ce que les chiffres disent vraiment, comment s'examiner et comment réserver le dépistage qui vous donne les meilleures chances de détecter la maladie tôt.
Parce que cela touche presque toutes et tous
Fine & Flux est une entreprise détenue par des femmes, et nous passons nos journées auprès de personnes qui soulignent les moments les plus importants de leur vie : fiançailles, anniversaires, grandes étapes et hommages. Trop souvent, le cancer du sein fait partie de ces histoires.
Un bijou peut célébrer, commémorer et réconforter. Il ne peut pas détecter une masse à temps. Un dépistage, oui. Alors chaque octobre, nous mettons l'éclat de côté pour parler de quelque chose qui compte plus que tout ce que nous créons, et nous avons rassemblé des renseignements provenant de sources de santé canadiennes et québécoises fiables pour que vous puissiez agir.
Ce que disent les données sur le cancer du sein au Canada
femmes au Canada devraient recevoir un diagnostic en 2026, soit environ 26 % de tous les nouveaux cancers chez les femmes.
SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER
Canadiennes devraient développer un cancer du sein au cours de leur vie.
STATISTIQUE CANADA
nouveaux cas de cancer du sein sont diagnostiqués chaque année au Québec.
MINISTÈRE DE LA SANTÉ DU QUÉBEC
c'est la survie nette à cinq ans des femmes atteintes d'un cancer du sein au Canada.
SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER
Le chiffre le plus important : le moment où on le détecte
Survie nette à cinq ans des femmes atteintes d'un cancer du sein au Canada, selon le stade au moment du diagnostic
Source : Statistique Canada, premières estimations nationales de la survie au cancer à cinq ans selon le stade (2023). Il s'agit de données de population, et non de prédictions pour une personne en particulier.
Une détection précoce ne garantit pas un résultat, mais c'est la raison la plus claire de connaître ses seins et de respecter ses rendez-vous de dépistage.
Le cancer du sein touche aussi les hommes : environ 300 hommes au Canada devaient recevoir un diagnostic en 2026. Et des études laissent croire que davantage de jeunes personnes reçoivent un diagnostic qu'auparavant. Toute personne qui a des seins devrait savoir ce qui est normal pour elle.
Une habitude de cinq minutes, sans mauvaise façon de la faire
Les organismes de santé mettent désormais l'accent sur la « sensibilisation à ses seins » plutôt que sur un examen mensuel rigide. Le but n'est pas de vous diagnostiquer vous-même, mais d'apprendre ce qui est normal pour vous afin qu'un changement ressorte. Cette habitude s'adresse à toute personne qui a des seins, et on peut la commencer une fois les seins entièrement développés.
Observez
Devant un miroir, les bras le long du corps puis levés au-dessus de la tête, remarquez la taille, la forme et la couleur de vos seins, l'aspect de la peau et vos mamelons.
Palpez
Du bout des doigts, faites de petits mouvements circulaires sur tout le sein, de la paroi thoracique jusqu'au mamelon, puis vérifiez l'aisselle et la zone jusqu'à la clavicule. Sous la douche ou allongée, toutes les positions conviennent.
Choisissez votre moment
Les seins peuvent être plus sensibles ou plus noueux avant les règles. Si vous avez vos règles, vérifiez une fois celles-ci terminées. Sinon, choisissez un jour fixe, comme le premier du mois.
Comparez avec votre propre normalité
Il est fréquent qu'un sein soit plus gros que l'autre. Ce qui compte, c'est un changement par rapport à ce qui est habituel pour vous.
Parlez-en sans attendre
Un changement nouveau, persistant ou simplement inquiétant mérite une consultation, même si votre dernière mammographie était normale.
Des changements à faire vérifier
- Une nouvelle masse ou un épaississement, surtout dans un seul sein
- Un changement de la taille ou de la forme d'un sein
- Des changements de la peau : capitons (aspect de peau d'orange), rougeur, éruption ou aspect squameux
- Des changements au mamelon : rétraction, croûtes ou plaies
- Un écoulement du mamelon sans pression
- Une douleur inhabituelle qui ne disparaît pas
- Une enflure ou une masse sous l'aisselle ou près de la clavicule
La plupart des changements aux seins ne sont pas causés par un cancer. Les kystes, les infections et les variations hormonales en sont des causes fréquentes. Mais seul un professionnel de la santé peut faire la différence : faites donc vérifier rapidement tout changement nouveau ou inhabituel. Et comme beaucoup de personnes n'ont aucun symptôme, le dépistage est lui aussi important.
Ce que le programme offre et comment réserver
De 50 à 74 ans
Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) offre gratuitement une mammographie de dépistage tous les deux ans aux femmes assurées par le régime public d'assurance maladie (RAMQ).
Une lettre d'invitation personnalisée est envoyée par la poste tous les deux ans, et cette lettre est votre ordonnance. Vous pouvez aussi en demander une à un médecin ou à une infirmière praticienne spécialisée en soins de première ligne.
Comment ça se passe
Avec votre lettre ou votre ordonnance, prenez rendez-vous dans un centre de dépistage désigné (CDD) de votre région. Vous signerez un formulaire de consentement, et la mammographie est une radiographie des deux seins.
Vous recevrez vos résultats par la poste, qu'ils soient normaux ou non, et un résultat anormal ne signifie pas que vous avez un cancer. La participation est un choix personnel.
Moins de 50 ans ou plus de 74 ans
Discutez avec votre médecin des avantages et des inconvénients du dépistage dans votre situation. Selon votre risque personnel, il ou elle peut prescrire une mammographie ou un autre examen approprié.
Antécédents familiaux ou risque plus élevé
Parlez-en à votre médecin, surtout si un proche parent (père, mère, frère, sœur ou enfant) a eu un cancer du sein. Un dépistage plus précoce ou supplémentaire pourrait être recommandé.
Déjà atteinte d'un cancer du sein
Le PQDCS n'est pas conçu pour vous. Votre équipe soignante établira un suivi personnalisé.
La discussion sur la quarantaine
Les experts ne s'entendent pas entièrement sur l'âge auquel le dépistage de routine devrait commencer. En 2024, le Groupe d'étude canadien sur les soins de santé préventifs a indiqué que le dépistage de routine n'est pas recommandé pour les personnes à risque moyen dans la quarantaine, mais que c'est un choix personnel et que toute personne qui souhaite une mammographie devrait pouvoir en obtenir une. De son côté, la Société canadienne du cancer demande aux provinces de commencer le dépistage à 40 ans.
Plusieurs provinces permettent déjà aux personnes dans la quarantaine de s'inscrire elles-mêmes. Le programme québécois commence actuellement à 50 ans, et l'élargissement de l'accès aux 40 à 49 ans est à l'étude. D'ici là, si vous avez la quarantaine, demandez à votre médecin ce qui vous convient.
Une confiance aussi personnelle
Il n'y a pas si longtemps, une personne qui avait combattu un cancer du sein nous a confié la conception d'une bague sur mesure pour souligner ce chapitre de sa vie. Son nom et son histoire lui appartiennent, nous les garderons donc privés. Ce que nous pouvons partager, c'est ce que cela a représenté pour nous.
Créer une belle pièce, c'est notre métier. Se voir confier quelque chose d'aussi significatif et devoir lui donner forme, c'est tout autre chose : un honneur, et une responsabilité que nous avons ressentie à chaque décision, de la première conversation jusqu'au dernier polissage.
Un bijou ne sera jamais ce qui protège quelqu'un de cette maladie. Ce sont les dépistages, les médecins, les infirmières et les personnes qui sont là qui le font. Mais il peut porter la force, la résilience et l'amour sous une forme que l'on peut porter, et nous sommes profondément reconnaissantes d'avoir fait partie de cette histoire.
De petits gestes qui peuvent faire une grande différence
- Faites un petit examen visuel et tactile ce soir, et notez ce qui est normal pour vous.
- Vérifiez si vous êtes due pour une mammographie : cherchez votre lettre d'invitation ou demandez à votre médecin.
- Renseignez-vous sur les antécédents de cancer du sein dans votre famille et parlez-en à votre médecin.
- Envoyez cette page à une femme que vous aimez.
- Prenez des nouvelles de quelqu'un qui traverse cette épreuve. Un simple message peut signifier plus que vous ne le pensez.
Que ce soit votre signe
Prenez le rendez-vous, faites l'appel ou envoyez le message. Le meilleur moment pour commencer, c'est maintenant.
Découvrir le programme québécois de dépistage Souligner une étape avec nousCet article est fourni à titre informatif seulement et ne constitue pas un avis médical. Les statistiques sont des estimations de population susceptibles d'être mises à jour, et les recommandations de dépistage varient selon la province et le risque personnel. Veuillez discuter de votre situation avec votre médecin ou un autre professionnel de la santé qualifié. Information à jour en date d'octobre 2026.
Sources
- Société canadienne du cancer, Breast cancer statistics (en anglais)
- Société canadienne du cancer, Survival statistics for breast cancer (en anglais)
- Société canadienne du cancer, Access to breast cancer screening (position de défense des intérêts, en anglais)
- Gouvernement du Québec, Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS), y compris l'information sur la démarche
- Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, communiqué sur l'élargissement possible du dépistage aux 40 à 49 ans
- CBC News, Breast screening at age 40 not routinely advised, Canadian task force says (en anglais)
- Statistique Canada, survie au cancer à cinq ans selon le stade au moment du diagnostic (2023), résumé des constats (en anglais)
- Global News, données de Statistique Canada sur le risque de cancer du sein au cours de la vie (en anglais)
- CTV News, projections de cancer en 2026 et cancer du sein précoce (en anglais)
- Breastcancer.org, Signs and symptoms of breast cancer (en anglais)
- Brunet, L'approche « breast awareness », telle que promue par la Fondation canadienne du cancer du sein (en anglais)